Des nouvelles par Email ?
-
Tout sur Logorama dans le #06 !
le Twitter du magazine papier !
- Song Of The Day http://fb.me/AUgw1EyD 05:38:27 juillet 30, 2010 from Facebook
- Song of The Day http://fb.me/FBdx1RA8 04:58:25 juillet 28, 2010 from Facebook
- Le graphiste est aussi medecin légiste, et c'est le genre de truc qu'il aime regarder le dimanche matin. Vous... http://fb.me/udYDWntF 12:37:12 juillet 28, 2010 from Facebook
- Shout Out Loud, un nouveau disque, un nouveau label et des titres en téléchargement gratos et légal http://fb.me/CukW5InU 12:21:02 juillet 28, 2010 from Facebook
- Les Savy Fav sera le 20 novembre à Paris... Au nouveau Casino ? 09:26:37 juillet 28, 2010 from Facebook
- Allez, on vous en remet une couche ; la liste détaillée des points de vente Maelström pour la France et la Belgique http://fb.me/CmUNP151 03:57:34 juillet 27, 2010 from Facebook
le type du #06 !
Machotaildrop !
commander le magazine ?
Articles récents
Liens
- A-Trak
- Antiz
- Arsene productions
- Bellows Skateboard
- Carhartt Skate
- Cliché !
- Coop Music
- David Couliau
- Eric Antoine pisse dans la rivière
- Eric Antoine, le travail bien fait.
- Falcon, c'est un lien du graphiste
- French Mortagne
- FrootyLootyBooty
- Guillaume Gallen
- Guillaume Jolly
- Huf, le magasin
- James nachtwey
- Joli Cloud
- Keep It Fake ! since 83, word
- La rue est vers l'image.
- Le Tigre, curieux magazine curieux
- Léonard, Thomas & leurs potes…
- Loïc benoit
- Mamie Denise
- Milkymee, le blog
- Monocle
- Motto Distribution
- Mowno !
- Olli Bery, photographe
- Panique au Mangin Palace !
- Peter Funch
- Pulp 68
- Scopalto
- Sem Rubio
- Soma, le blog
- Soma, le site…
- Soul Bmx
- The Berrics !
- Tonton Steph !
- Vans
- ZEVS !
twitter
joli nuage
électro Antiz birdy nam nam BMX Clip Concert ddamage dj need documentaire ed banger etnies Fever Ray fred hanak Hard-Core interview Love Eneroth Lyon maelstrom Marvin metal milkymee Music musique new york paris Pop punk punk-rock rap rocé rock skate Skateboard skateboarding Skateboards soy panday Stockholm Suède Tatouage tattoo The Knife tony hawk tournée Vans vidéoInformations
commentaires
Catégories
- Images (127)
- Musiques (263)
- Rencontres (87)
- Skateboard (101)
Communauté
LoginSe connecter avec Facebook :Archives
- juillet 2010 (33)
- juin 2010 (33)
- mai 2010 (31)
- avril 2010 (51)
- mars 2010 (33)
- février 2010 (22)
- janvier 2010 (32)
- décembre 2009 (39)
- novembre 2009 (45)
- octobre 2009 (27)
- septembre 2009 (36)
- août 2009 (41)
- juillet 2009 (25)
- juin 2009 (35)
- mai 2009 (19)
- avril 2009 (19)
- mars 2009 (1)
© 2010 Maelström Magazine























Alkaline Trio_2008
La rencontre s’est fait de façon presque furtive, en mai 2008, entre deux sushis et le stress du départ en taxi pour ne pas louper leur avion en partance pour Berlin. Voici ce qui est sorti de ce bref échange avec Dan et Derek, respectivement bassiste et batteur d’Alkaline Trio, groupe phare de la scène punk du Midwest Américain.
Déjà 10 ans ?!!
Dan : Cela fait même un peu plus de 10 ans maintenant. Matt a formé le groupe en 1996 et je les ai rejoints à la fin de l’année 1997. Mais surtout, nous fêterons en 2009 les 10 ans de la sortie de notre premier véritable album. Cela nous fait réaliser que ça commence à faire un sacré moment.
Est-ce que vous voyez une différence dans votre façon de gérer le groupe entre aujourd’hui et hier ?
Derek : C’est assez difficile à dire pour moi étant donné que j’ai rejoint le groupe il y a seulement 7 ans. Cela fait certes un petit moment, mais je n’étais pas là dès le début. Le groupe est cependant ce qu’il y a eu de plus intense dans ma vie depuis ces 7 dernières années. Dans ce laps de temps, je pense que nous avons tous grandi et que forcément nous portons un regard différent sur ce que nous faisons. Dans un sens nous avons plus d’expérience et nous communiquons beaucoup mieux par exemple, les choses se mettent en place de façon plus douce.
Je ne veux pas parler de routine, mais comment est-ce que vous gardez votre inspiration intacte au fil des années ?
Dan : Je pense que c’est au niveau émotionnel que cela se joue. Quel que soit ce qui déclenche ton inspiration, quel que soit l’endroit où tu peux te trouver, ce qu’il se passe autour de toi, il faut être alerte pour laisser sortir certaines émotions qui vont te permettre d’écrire quelque chose d’émotionnellement chargé. Alors depuis le temps c’est ce que nous faisons, simplement rester ouvert à ce qui nous entoure, ne pas renfermer les sentiments que la vie peut générer.
Est-ce que vos side projects vous aident dans ce cheminement ?
Dan : Oui certainement. Mais peut-être plus pour Matt, il a un vrai side project qui s’appelle Heavens. Pour ma part, j’ai bien des idées et notamment quelques chansons que je joue de temps en temps et qui ne font pas partie du répertoire d’Alkaline Trio, mais bon… Je ne sais même pas si pour ma part on peut appeler ça un side project.
En fait je me demandais si ces side projects n’étaient pas un moyen de laisser libre cours à certaines choses qui ne peuvent faire partie d’Alkaline Trio ?
Dan : Oh tu sais, il y a bien des choses que je voudrais faire pour l’instant, mais la priorité pour moi en ce moment est la sortie de ce nouvel album et tout ce que cela va déclencher.
Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus de ce nouvel album ?
Dan : Oui, il s’appelle Igony and Irony et encore une fois je pense que c’est de loin le meilleur album que nous ayons jamais fait. Alors je sais, souvent les groupes disent ça de leur dernier bébé, mais même si c’est vrai je me sens rechargé différemment à propos de celui-ci. Nous avons travaillé vraiment dur sur ces nouveaux morceaux… enfin c’est assez étrange car même si nous avons travaillé dur, les choses se sont imbriquées plutôt naturellement. Mais nous avons indéniablement passé plus de temps sur la composition des morceaux pour ce disque que nous ne l’avons jamais fait. Au moment de rentrer dans le studio, nous avions près d’une quarantaine de morceaux plus ou moins prêts à être enregistrés. À la fin il n’y en a plus que 13 sur le disque. Cela revient à éliminer les deux tiers de ce sur quoi nous avons travaillé. Nous aimions vraiment ce que nous avions fait, mais il était juste question de sélectionner ce qui allait permettre de faire le meilleur album. Cette phase a sans aucun doute été la partie la plus difficile de l’enregistrement de ce nouvel album. Donc de cette façon on peut dire que cet album est le condensé de ce nous avons fait de mieux depuis les 10-12 dernières années. Si tu écoutes nos albums précédents, tu te rends facilement compte de l’urgence dans laquelle les titres ont pu être écrits, tant au niveau musical qu’au niveau des paroles. Ces nouveaux morceaux sont un peu plus matures, presque même structurés différemment. L’atmosphère générale est la meilleure que nous ayons su créer depuis un long moment.
Peut-être une question étrange, mais je m’interrogeais sur cette touche si particulière à la musique du Midwest ?
Ah, je ne sais pas vraiment en fait. Je trouve quand même que la musique du Midwest est très nuancée, il y a en tant de styles différents je trouve. Mais il y a incontestablement une mentalité Midwest ; dans l’ensemble je trouve que cette musique est plutôt « blue-colored », avec une grande influence « working class » et que cela se ressent dans la musique. Tous les groupes que je préfère du Midwest ont cette touche d’angoisse existentielle. Ce n’est pas nécessairement le fait que ces groupes soient énervés et en colère, mais tous portent plus ou moins ce sentiment de révolte exacerbée. Mais c’est une chose assez logique quand on a ce genre d’origine sociale. Donc d’une certaine façon, et avec cet héritage, je pense que les groupes du Midwest travaillent bien plus dur que tous les autres groupes.
Qu’est-ce qui vous a poussé à faire partie de la compil Rock Against Bush ?
Nous avons tout simplement été très séduits par ce projet que Fat Mike (bassiste-chanteur de NOFX mais aussi fondateur du label Fat Wreck Chords − ndlr) et les gens de chez Fat Wreck Chords étaient en train de mettre sur pied. C’est une belle initiative pour les votes punk. Alors même si nous n’écrivons pas de chansons politiques, et je ne dis pas que nous le ferons jamais, nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas sensibles à ce qui se passe autour de nous et qui implique la politique. Ce tour était simplement important pour nous car à ce moment-là il y avait une grande empathie à propos du vote sur le territoire américain. Notre système politique est plutôt bon, je pense, c’est juste que la majorité des gens n’en tire pas le meilleur parti. Beaucoup trop de gens attendent que le gouvernement fasse les choses pour eux, et bien sûr le gouvernement craint… alors on blâme le gouvernement au lieu d’être soi-même un acteur du changement. Ce tour était juste une façon de motiver les gens, de leur dire qu’il était temps de commencer ce changement, de voter, de faire entendre sa voix.
Donc vous pensez que la musique peut être un moyen d’éduquer les gens ?
Derek : Oui, absolument, c’est même un vecteur très motivant je pense. Que ce soit pour motiver les jeunes à prendre une guitare, ou à s’intéresser à un livre qui a pu inspirer une chanson, ou bien même déclencher une vocation politique. La musique est un excellent moyen de véhiculer des messages et des émotions. Bien sûr, il n’y pas que la musique, tu peux le faire à travers n’importe quelle autre forme d’art : la peinture, la littérature… Mais ce que nous connaissons le mieux, c’est la musique. Ce genre de motivation est définitivement la meilleure des choses qui puisse sortir de la musique.
Vous concernant, qu’est-ce qui vous a poussé à jouer de la musique ?
Dan : J’ai d’abord commencé à jouer de la guitare quand j’étais très jeune grâce à mon grand frère, qui était déjà dans cette scène punk. Et puis un jour le groupe de mon frère a eu besoin d’un bassiste, alors j’ai vendu une partie de mon équipement pour m’acheter une basse. Cela n’a pas duré longtemps mais ça m’a permis de rencontrer tout un tas de gens et d’avoir d’autres groupes. On a alors commencé à tourner un petit peu et c’est de cette façon que j’ai rencontré Derek. Il était dans un groupe un peu similaire de Detroit et nous avons fait quelques concerts ensemble, entre Detroit et Chicago. Bref, c’est un peu la dynamique de la scène, les gens sont excités à l’idée de créer des choses, d’organiser des concerts et tout ce genre de trucs. C’est cette belle énergie qui vient de cette période des 15-16 ans. Je ne pense pas que j’aurais la même excitation aujourd’hui, à mon âge, si je devais refaire toutes ces choses. Mais grâce à toutes ces expériences et toutes ces choses faites, je suis super excité de faire tout ce que je fais aujourd’hui.
Je vois que tu as un tee-shirt Thrasher. Est-ce que vous êtes de près ou de loin impliqués dans la scène skate ?
Non, pas vraiment. Matt skate toujours, enfin juste ce qu’il faut pour se casser quelques os de temps en temps (rires). Pour ma part j’ai dû arrêter le skate il y a un moment pour continuer à pouvoir jouer de la batterie sans trop de problèmes. Mais la culture skate m’a permis de découvrir tout un tas de choses. C’est à cette époque et grâce au graphisme des boards et à certains magazines que j’ai commencé à écouter des groupes comme Black Flag, les Misfits, les Cramps. C’est ce qui m’a fait découvrir la musique. Je me souviens d’une grosse époque métal dans le skate, quand le premier Metallica est sorti… avec Slayer aussi. Alors pour moi la musique est devenue mon ticket de sortie pour Detroit, je me suis jeté à fond dedans.
On parle d’une autre époque…
Oui, c’est sûr. Je me souviens de cette haine envers les skateurs, de cette époque où les gens te criaient dessus sans aucune raison, même si tu n’étais pas physiquement sur ton skate. Maintenant le skate est bien mieux accepté, tu trouves des skateparks dans beaucoup de villes et c’est devenu une activité perçue comme positive pour les kids. C’était en quelque sorte plus underground, tout comme la musique.