LILLE : Le matin, pas trop tôt, pas trop tard non plus. Café, cigarettes, voix éraillées.
J’ai toujours préféré le métro parisien à celui de Lyon. Je ne change pas d’avis ce matin. Après un petit trajet de 40 mn, on se retrouve pour charger le merdier. La salle où on a joué fait restau à midi, du coup c’est drôle de voir la différence d’ambiance entre hier soir et aujourd’hui.
On bouffe quelques trucs dans un petit parc, au soleil. Il fait déjà trop chaud. Café, cloppes. L’ami Ben vient nous rendre une petite visite le temps de nous montrer son fameux caleçon léopard dans lequel il macère un peu. Mais ouais, t’as l’air en forme mec, et ça fait plais’.
On roule. Petit trajet. 2 heures. .. Tout petit trajet…
Lille. Le bar s’appelle La Chimère. C’est fermé, on va boire un coup dans un p’tit rade. Bières, café, cloppes. C’est toujours une curieuse impression d’arriver dans une nouvelle ville, parce que finalement, c’est sensé être une ville nouvelle pour moi, mais la vérité, c’est que c’est sensiblement la même chose… ou presque. Mêmes terrasses, même patron, mêmes passants qui te regardent vaguement de traviole parce qu’on est forcément un peu décalé par rapport à tout le reste… et bien sûr, même cafés, mêmes cloppes. Pourtant on est à Lille, pas à Lyon. Etrange de se dire que les villes européennes se ressemblent toutes de plus en plus.
Un peu plus tard on s’installe. La salle est petite et sent la vieille pisse et la transpiration du concert de la veille. On est un autre groupe qui joue un autre soir. Une petite centaine de personnes ce soir. On revoit plein de têtes qu’on a rencontrées sur nos précédentes dates à Lille. La salle est blindée et c’est vraiment mortel de jouer devant une salle pas clairsemée. Concert transpirant. On joue avec General Lee, un groupe avec qui on avait déjà joué à nœuds les mines, sur notre toute première tournée si je me souviens bien. On peut même pas rentrer dans la salle tellement c’est serré. Alors pour changer un peu, on va boire des bières et fumer des cigarettes. Les tournées, ça change tellement du quotidien ! Pas vrai ?
Et puis c’est à nous. On met du temps à s’installer. C’est compliqué putain. Plus ça va, plus y’en a de partout. Des jacks, des amplis, des cinchs, des XLRS, des toms basses et des toms mediums, des pédales, des baguettes, des micros, des retours, des potards, des balances, des cordes, des peaux, des médiators, des flightcases, des claviers, des disques, des t-shirts, de la merde, de la merde, de la merde de partout, on s’en sort plus. C’est compliqué, putain c’est compliqué, tout ce vent… enfin faut bien faire quelque chose en attendant de mourir ha ha.
Ce soir c’est welcome to painland (le monde des pains, pas le monde de la douleur hein), mais ça chie. La nouvelle playlist est longue mais cool. Je sue comme un porc, ça fait du bien de chopper des crampes à l’avant bras à nouveau. J’ai de la morve plein le pif, je crache mes poumons et je me fais des hématomes sur les cuisses à forces de taper comme un sourd sans vraiment savoir comment faire. Le concert fini, on gagne enfin le droit d’aller boire des bières et fumer des cloppes.
On finit doucement la soirée dans le bar. Les patrons payent leur tournée. Petit moment de calme après la tempête. On s’achemine doucement vers l’appartement de Marie chez qui on dort ce soir. La vache, ben y’a encore des matelas pour tout le monde ce soir. Luxe intérieur. Demain c’est pancakes au p’tit déj’. Luxe tout court. Merci Marie. Je m’endors dans les relents de mon odeur de transpiration sèche. Soudainement, le sommeil m’écrase. Fin.
Overmars :
http://www.destroyalldreamers.org/

























Un commentaire
La suiiiiiiiiiiiiiiiite !