Kickback_les derniers du culte…

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Kickback ! le nom raisonne depuis près de vingt ans. Un groupe de hardcore pur et dur, qui n’a jamais fait de concession, qui a donné à la foule en délire ce qu’elle méritait, un groupe qui a su surfer sur la polémique, en l’alimentant à moindre effort, un groupe seul contre tous… Discussion avec Stephen, leader charismatique du groupe, chanteur et porte parole d’une génération qui repose en paix.

Les grandes lignes de Kickback, ce serait quoi ?

Les grande ligne de Kickback ! Kickback pour faire court, je suis membre fondateur ; 1991, une première démo, ensuite un 45 tours, deux albums et un six titres chez Virgin/Hostile, et là un nouvel album qui vient de sortir, t’as pas fait ton boulot toi ! (sourire.) Il y a tellement de choses à dire… Kickback, c’est l’un des premiers groupes français influencé par la scène hardcore new yorkaise, qui a pris ensuite son propre chemin et qui est devenu une entité à part entière…

Elles proviennent d’où vos influences ?

La motivation première de Kickback était de faire un copier/coller de ce qui se faisait à New York en terme de hardcore pur et dur, avec comme référence des groupes comme Breakdown, Rawdeal, Dmize… Au bout d’un moment, on a pris une autre tournure car j’ai d’autres influences. La scène hardcore n’existait pas en France, c’était assez jouissif pour nous d’arriver et de jouer un son que les gens ne connaissaient pas. On jouaient dans des lieux où il n’y avait que des groupes punk, on arrivait avec un son très brut, très différent de ce qui se faisait, et les gens ont accroché. Ensuite, il y a eu une tentative de former une scène, de faire une pseudo copie de ce qui se faisait aux Usa, chose qui est totalement impossible quand tu vois que la plupart n’étaient que des paysans de Bretagne, ou je ne sais quoi. C’était assez risible et pathétique, donc on n’a pas souhaité y participer, pour rester dans notre propre truc, à faire ce que l’on voulait faire. On n’est pas resté un groupe NYHC [New York hardcore. – ndlr.], Kickback a sa véritable identité.

Le milieu hardcore français est anxiogène ?

A la base je viens du punk. On s’est inspiré de la scène NYHC, mais les premiers groupes que j’écoutais ce sont Black Flag, Circle Jerks, The Germs… Ce qui m’a toujours plu, c’est le côté individualiste, chaque groupe fait son propre truc. Il n’y avait pas ce côté Hippie que l’on a pu retrouver à un moment, d’essayer de s’unir, faire la scène, ce n’est pas parce que tu écoutes la même musique que moi que tu vas être mon pote. J’ai toujours fréquenté des gens qui n’avaient rien à voir avec le hardcore, des gens intéressants par rapport à leur vécu. Le concept même du hardcore, ce sont des gens qui n’ont pas envie de se mêler aux autres, qui sont un peu sociopathes, même beaucoup, c’est un peu là où se trouvaient tous les asociaux, et s’ils se retrouvaient-là c’est que c’était un besoin, le côté cathartique ou exécutoire. Je n’ai pas retrouvé cette démarche en France, donc je n’ai pas voulu faire partie de ça… Dès le début en fait, on a pris de la distance, avec la volonté de ne pas participer à cette pseudo famille…

La musique c’est cathartique pour toi ?

Il y a un peu de ça, mais pas seulement… Si j’ai choisi ce genre de musique, c’est que déjà… j’avais besoin d’évacuer, parce que c’est quand même une musique violente ! Il y a forcément un truc exutoire, mais c’est aussi un vecteur pour faire circuler pas mal d’obsessions que j’ai, ça n’est pas seulement ce truc punk et hardcore basique de haine, de colère et de frustration. C’est souvent ça quand tu commences, mais d’autres choses s’ajoutent, sinon ça reste un truc d’ado rebelles… Fuck the world… (…)

(RETROUVEZ L’INTÉGRALITE DE CETTRE DISCUSSION DANS LE MAGAZINE PAPIER MAELSTRöM NUMÉRO 02, VOUS AUREZ ACCÈS A LA LISTE DES REVENDEURS ICI…)

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