Yann est sans aucun doute l’un des noms qui aura marqué cette décennie de tatouage. À l’avant-garde d’un nouveau style graphique grâce à lui en pleine expansion, il a su toucher un nouveau public et surtout repousser les limites du tatouage qui, pour certains, avait tendance à tourner en rond. Bien qu’il soit maintenant exilé à Montréal, nous avons eu la chance de l’intercepter lors d’un passage en Europe et de lui poser quelques questions.
Tu as un style très particulier ; qu’est-ce qui t’a poussé dans cette voie ?
La réponse est toute simple : ce que je faisais déjà avant en dessin, je le fais maintenant en tatouage. Je n’ai pas cherché à faire quelque chose de particulier pour le tattoo, à développer un concept ou quoi que ce soit. J’ai juste changé de support, je suis passé du papier au corps, mais l’approche est la même. Il est vrai que travailler sur du volume m’a amené à concevoir les dessins d’une façon différente, mais pour ce qui est de la base et du style, rien n’a changé, c’est juste la continuité de ce que je faisais avant. Je ne me casse pas la tête, les gens me demandent souvent le pourquoi du comment, mais il n’y en a pas.
Pourtant tu avais un style différent quand tu as commencé à tatouer…
Ce que je fais maintenant est techniquement vraiment difficile, les longues lignes, etc. Quand tu commences, tu ne peux pas te permettre de faire ces choses-là, ce n’est pas comme si tu partais avec un crayon pour aller tatouer des gars. Au début, une simple lettre chinoise est une galère. Il faut donc passer par la case des lettres chinoises, des tribals et de tous ces petits trucs classiques qui sont parfaits pour apprendre. Petit à petit tu te permets de dire « Ah, on pourrait faire ce truc de cette façon plutôt que comme ça », jusqu’au jour où tu arrives à te détacher de tout ça pour partir dans la direction qui te convient…
L’interview dans son intégralité est à retrouver dans la version papier du magazine Maelström, en kiosque jusqu’à fin décembre… (liste des revendeurs disponible ici)
En attendant, et pour mieux cerner son travail, voici une sélection de ses derniers travaux.
http://www.yourmeatismine.com/







































































4 commentaires
la brosse à dent sur le ventre de gregward est de lionel « out of step »…
pas de moi…
y a n n
Un jour, oui un jour, ce monsieur me tatouera… enfin, s’il est d’accord et qu’il a le temps.
Mais sinon blague à part je ne sais pas s’il est gentil en vrai (il parait), mais en tout cas quand on lui envoie un courriel il prend le temps de répondre et même d’envoyer chez des collègues (Lionel dans mon cas).
Ce mec est une véritable crème, la gentillesse sur la main… Par contre, il est vachement moins doux quand il en vient au tatouage, là, il a la main bien lourde. Mais bon, un tatouage ça fait mal et ses noirs restent, alors on ne va pas se plaindre d’un boulot bien fait.
Lionel est vraiment bon, la gentillesse sur la main aussi. Il sera d’ailleurs dans le prochain Maelström, l’invité tatouage… Donc à suivre !
C’est sûr qu’il vaut mieux avoir un peu plus mal et que ça reste, plutôt que de se faire cajoler et que les couleurs ne tiennent pas.
Et pour Lionel, merci de l’information, je vais suivre ça de près alors !